Cahiers du
cinéma - mars 2002
Philippe Garrel en filigrane du numéro
de mars des Cahiers du cinéma, c'est plutôt une bonne
surprise. Interviewé à propos du festival de Venise dans
le cadre du dossier (décidément à la mode) sur Berlusconi
et sa "politique" culturelle, il est également très
joliment évoqué dans le bloc-notes de Thierry Jousse,
seule rubrique décidément sans surprises de la nouvelle
formule de la revue, qui cède à mon avis à une "magazination"
dommageable.
Non que les pages sous-titrées Le Journal des Cahiers soient
foncièrement inintéressantes (Stéphane Delorme
sur Vidéosphère
par exmple) mais les sujets abordés mériteraient peut-être
un traitement plus important et une mise en page plus engageante. A cela
s'ajoute les dossiers et entretiens qui collent de plus en plus souvent
à l'actualité (et aux rétrospectives de la Cinémathèque
: ce mois-ci Marcel Ophüls et Danièle Darrieux)
et manquent parfois de se démarquer de ce que l'on pourrait lire
dans le tout-venant du magazine culturel.
Restent heureusement le cahier critique, et les articles théoriques
de Répliques où Stéphane Bouquet inaugure
"un feuilleton théorique trimestriel autour de quelques questions
esthétiques d'aujourd'hui" et où Thierry Jousse,
résistant avec raison à la grogne des lecteurs ankylosés
qui voient dans l'évocation de Loft Story une trahison de "l'Esprit
des Cahiers", continue d'explorer les questions théoriques
posées par ces émissions/objets visuels d'un genre nouveau.
(Grégoire)
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