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Mon
Idole, de Guillaume Canet
sortie le 18.12.02
Premier film à la fois
sympathique et inabouti du comédien Guillaume Canet, Mon idole
se veut d'abord une satire au vitriol de l'univers télévisuel
dans son aspect le plus racoleur. L'acteur-réalisateur y interprète
Bastien, un jeune homme chargé de chauffer le public et de vider
les cendriers sur le studio d'un jeu télévisé particulièrement
trash, mais qui aimerait bien devenir animateur à succès.
Le premier quart d'heure ne convaint guère, Canet semblant utiliser
les procédés qu'il dénonce: les trop frénétiques
mouvements de caméra et les gros plans complaisants alourdissent
le trait.
Le film ne démarre qu'à partir du moment où se tissent
les liens ambigus entre notre jeune arriviste et Broustal (François
Berléand, qui fait son monstre sacré), producteur cynique
qui l'invite en week-end et souhaite en faire un "homme de compagnie"
à plein temps pour sa nymphomane d'épouse et lui-même.
Le dimanche à la campagne qui s'ensuit nous donne droit à
des séquences burlesques qui distillent toutefois un malaise insidieux,
et constituent le meilleur moment du film. Des dialogues savoureux, dignes
de Bertrand Blier, contrebalancent la noirceur des situations. La deuxième
partie du film, qui voit notre héros se tranformer en fugitif,
sombre dans l'excès et le réalisateur semble ne pas savoir
comment terminer son film.
Sur un sujet voisin, Masques de Claude Chabrol ou récemment
Harry un ami qui vous veut du bien de Dominik Moll alliaient davantage
le suspense et la finesse psychologique. La bonne bouille de Guillaume
Canet et quelques seconds rôles bien choisis (Daniel Prévost
en voisin faussement rassurant) restent les meilleurs atouts de cette
oeuvre inégale.
Gérard.
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