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Bord de mer, de Julie Lopes-Curval
sortie le 04.12.02 Le début de Bord de mer est réjouissant
: l'été, une station balnéaire, un maître nageur
tout présage d'un film de vacances, où l'oisiveté
et le dilettantisme provoqueraient marivaudages et situations saturés
de grâce et de nostalgie
Mais avec le défilement des
saisons, s'installe la désillusion ; le vide élégant
laisse place au travail pesant. Le travail et son avatar dérisoire,
la situation sociale, étouffent d'emblée toute idée
d'amour et de légèreté chez les personnages, en qui
se cristallisent toutes les faiblesses du film : équarris comme
pour une chronique de murs télévisuelle, trop nombreux,
aux vagues à l'âme de commande, ils ne se départissent
pas d'une artificialité d'autant plus irritante qu'ils s'affranchissent,
pour les "locaux" tout au moins, du parler picard, attendu plus
inintelligible qu'un cliquetis de galets. |