La Mémoire dans la peau (The Bourne Identity), de Doug Liman
sortie le 25.09.02

A ma droite, un scénario tiré du marathonien du thriller Robert Ludlum et un réalisateur inconnu et sans génie. A ma gauche, la présence au générique de Matt Damon auquel on voue un culte de moins en moins secret. L'enjeu ? réussir à nous interesser jusqu'au générique final.
Autant dire que le match est loin d'être gagné d'avance pour notre challenger, le scénario faisant preuse avant même la mise en place de l'intrigue d'incohérences aptes à décrédibiliser toute la suite. De plus, Doug Liman filme dans son temps, en utilisant les codes en vigueur à Hollywood : on a ainsi droit aux filtres bleus, aux incrustations de texte et à cet imparable tanguage de la steadycam pour signifier la mer déchaînée. On s'engage donc vers un film d'espionnage néo-classique. Sauf qu'ici notre héros, presque humain et amnésique, ne se réveille pas dans un désert du Moyen Orient ou une jungle asiatique, mais au large de Marseille, et passera la plupart de sa cavale à Paris. N'ayez pas pour autant peur, vous qui appréciez le dépaysement. La vision qu'à le réalisateur de la Ville Lumière, sa géographie et sa police mérite le déplacement et ajoute au film un intérêt inattendu lui permettant de nous maintenr en éveil jusqu'au gong final.

Grégoire.