S1M0NE, de Andrew Niccol
sortie le 18.09.02

Savoir si Simone est une comédie réussie n'est pas de notre ressort. Mais le spectateur cinéphile y rit beaucoup aux multiples clins d'oeils qu'Andrew Niccol ne cesse de lui adresser - l'apparition furtive d'Ernest Borgnine en est la preuve la plus flagrante.
Viktor Taransky a été un metteur en scène reconnu par le passé mais son académisime ne convient plus au cinéma actuel et il est lâché par son actrice fétiche puis par son ex-femme qui est aussi sa productrice. Avec l'aide de sa fille et d'un informaticien fou (pléonasme ?) il va prendre sa revanche sur ces femmes en créant la plus belle et la plus mystérieuse d'entre elles.
Créée de bric et de broc, censée représenter le meilleure de la beauté hollywoodienne classique, Simone n'est malheureusement qu'un top model de plus à se lancer au cinéma, aussi inexpressive que les réalisations de Taransky sont ridicules.
Mais l'intérêt du film est plus la représentation de la toute puissance malsaine d'Hollywood qui crée et enterre ses stars dans ses propres studios, avant de les ressuciter pour plaire au public. Divertissant sans rester au premier degré, cela faisait longtemps que l'Amerique ne nous avait pas envoyé un tel produit.

Grégoire.