Bloody Mallory, de Julien Magnat
Sortie le 17.07.02

Soit une bande hétéroclite : une meneuse bitch aux cheveux de sang, une drag-queen anglophone (perruque bleue) et une gamine muette et télépathe (et aux couettes bleues, ce qui fait , avouons-le, beaucoup pour une seule personne) qui débarque en corbillard rose bonbon pour casser la gueule aux goules et éventuellement sauver un pape intégriste, enlevé après un discours s'apparentant plus à un appel à la guerre sainte qu'à la simple bénédiction d'un parterre fervent.

Cette fine analyse sociologique (droit à la différence contre intégrisme - mais heureusement même dans l'Eglise il y a des mecs cools qui ressemblent à George Clooney) sert de justification à un film qui aurait pu être la version française de l'adaptation du dessin animé Scooby-Doo : pièges et machinations diaboliques, effets numériques ridicules, tout y est.
On n'en rajouterait pas si cette pochade cheap, filmée "pour la déconne" ne semblait accompagner toute une vague de films chantilly tournées avec plus ou moins de moyens, qui nous font déjà craindre la crise de foie (on verra bientôt le Filles perdues, Cheveux gras, de Claude Duty, avec la même Olivia Bonamy).

Gregoire.