40 jours et 40 nuits, de Michael Lehman
sortie le 10.07.02

C'est l'été, et donc la saison des college movies. Hélas le cru 2002 s'annonce maigre : on nous promet Drew Barrymore en fille mère dans Ecart de conduite, Sarah Michelle Gellar chasse les fantômes dans Scooby-doo, mais c'est à peu près tout. On se rendra donc avec d'autant plus d'impatience à cette comédie, qui à l'habituel Freddy Prince Jr. lui substitue Josh Hartnett dans un registre qui n'est pas le sien. En c'est bien ce qui pèche. Il faut se rendre à l'évidence Josh Hartnett n'est pas un acteur de comédie, il n'en a pas la mobilité des expressions, et sa voix trop grave convient mieux aux films de guerre dans lesquels on le cantonne ou au tragique doux-amer de Virgin Suicides.
Mises à part ces considérations que dire de 40 jours ? Depuis quelques années, disons depuis American Pie, ou les frères Farrelly, le registre de la comédie se déplace vers l'explicite : il s'agit de montrer, voire d'exagérer. On est loin des ellipses lubitschiennes. Le réalisateur hésite hélas trop entre la comédie romantique et le gag pour ados, ce qui éloigne d'autant le film des deux réussites de l'été dernier que furent dans ce registre mineur Hundred Girls et Boys and Girls.

Quant à l'argument du film, avouons-le, on s'en soucie autant que du dénouement. On vient surtout à la summer comedy pour admirer les objets de nos désirs. C'est pourquoi le soleil californien lui sied si bien.

Marie.