Dancing at the Blue Iguana, de Michael Radford
sortie le 03.07.02

Cinq strip-teaseuses se produisent tous les soirs dans un club peu reluisant de Los Angeles. Nous sommes invités selon les clichés habituels des dossiers de presse à suivre leurs "destins croisés". Vaste programme, dont on imagine d'avance les situations stéréotypées. Mal filmé, mal construit, Dancing at the Blue Iguana, donne surtout l'impression désagréable d'un fouillis de visages et de corps et on a peine à s'intéresser à ces destins, qui finalement ne se croisent que peu. On se laisse aller à rire à quelques scènes franchement drôles toutes portées par l'admirable Darryl Hannah, dumb blonde en bout de course, qui n'en cède que peu à Reese Witherspoon dans une version trash de la Elle de Legally Blonde. Dans une belle scène elle se fait photographier devant sa propre image, nous renvoyant de manière ironique aux si proches collines d'Hollywwood.
Le reste du temps, entre deux pénibles séquences de caméra à l'épaule, on en vient à se demander pourquoi Los Angeles a trouvé si peu de cinéastes à qui se mesurer. Seuls Soderbergh et Tarantino ont par bribes capté l'aura du monstre multiforme qu'est cette grande cité. Le regret de ce qu'aurait pu être le film nous étreint ainsi dans l'atmosphère dorée du dernier plan.

Marie.