Apartment #5C, de Raphaël Nadjari
sortie le 19.06.02

Troisième volet d'une trilogie new-yorkaise que l'on avait prise en marche avec I Am Josh Polonski's Brother, Apartment #5C semble avoir bénéficié d'un peu plus de moyens. Plus question de ce 8mm gonflé qui faisait le charme (et l'horreur pour certains) du précédent film, et l'ajout d'une autre "star obscure" aux côtés du toujours formidable Richard Edson : l'israélienne Tinkerbell que l'on aimerait bien mieux connaître.

Sans papiers (leurs visas ont expiré), Nicky et Uri, jeune couple israélien, survivent d'hôtels en sous-locations au noir en braquant des petits commerçants. Ils finissent par échouer dans un vieil immeuble miteux de Brooklyn, mais quand Nicky se blesse à la jambe au cours d'une dispute, il l'abandonne au propriétaire, vieil infirme méchant qui exploite jusqu'à son fils pour les travaux de réparation. Ce dernier va progressivement se rapprocher de Nicky pendant sa guérison - détention.

Loin des clichés, Nadjari filme sa ville d'adoption comme ses acteurs qui improvisent : au plus près, par touches signifiantes. Nul besoin d'accompagner le récit, il construit lui-même son cadre spatial et temporel au gré des instants privilégiés qui nous sont montrés.

Grégoire.