Spider-man, de Sam Raimi
sortie le 12.06.02

Dans les dix premières minutes de Spider-man, il y a une ambition, celle de lorgner du côté du parangon du film de super héros : Batman (I et II). Même musicien, mêmes mutations traumatisantes, même sorte de casting (un acteur chevronné pour donner un rire sardonique à l'entité maléfique, une jolie princesse attirante, un chevalier bleue bite ivre de justice). Mais ça ne va pas beaucoup plus loin.
La demi-heure suivante, sans doute la plus intéressante, le superhéros en herbe apprend à dompter ses superpouvoirs en vue de faire respecter la superjustice. Cette initiation est accompagnée d'une légère dérision du statut de superhéros (" chazam ! " crie-t-il en espérant projeter un fil d'araignée), loin de l'ironie ringarde et pachydermique à laquelle nous a habitué toute la clique Scary Movie. Cette partie culmine avec le combat de catch, plutôt drôle.
La suite malheureusement n'est qu'une alternance de scènes de tête-à-têtes au pathos confondant d'indigence et de scènes de massacre à l'esthétisme proche de celui de Bioman. Les tentatives de déporter l'atmosphère de la BD sur la réalité actuelle se révèle assez terne et souvent maladroite : New York paraît bien quelconque en comparaison de Gotham City. De plus, Kirsten Dunst en rousse dodue, non, franchement non. (pas de quoi affoler un SuperÉros en tout cas) Enfin, le plan final, sur fond de bandes et d'étoiles est puant.

Fabien.