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Memento Mori, de Kim Tae-yong et Min Kyu-dong Corée du Sud. Un collège de jeunes filles semble tourner en vase clos. On ne sortira jamais de cet espace étouffant où, tour à tour hystériques et geignardes, elles se moquent et se chamaillent à tour de bras, pour se voir irrémédiablement séparées et punies par les quelques adultes qui traînent. Toutes accoutrées de leur gentil uniforme (à l'exception notable et inexplicable d'une des protagoniste principale), leur comportement de gamines désamorce toute la supposée charge érotique des jupes plissées et socquettes blanches. Un jour, une d'entre elles, plus curieuse que ses consurs, subtilise et lit le journal intime tenu par deux de ses camarades. Cette transgression pandoréenne en dévoile d'autres (saphisme, abus d'autorité) et déclenche finalement l'enfer sur terre. Dans la veine des films de peurs asiatiques (Kaïro, Ring et consorts), les réalisateurs signent ici un objet bourré d'afféteries d'image (effets vainement arty) et de son (micro coupures horripilantes) qui diluent complètement le sujet initialement fertile : le mal-être adolescent étudié en milieu fermé. |