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Bridget, de Amos Kollek
sortie le 01.05.02 Combien de temps encore continuera-t-on à aller, presque aveuglément, voir les films d'Amos Kollek, sur la seule foi du souvenir de Sue ? Il faut dire qu'on l'avait pris comme un direct à l'estomac, ce film. Découverte d'un cinéaste prolifique, découverte d'une actrice exceptionnelle que l'on n'avait pas vraiment vu passer, malgré des antécédents honorables (Unforgiven). Parce qu'il faut bien dire que depuis, le cinéma de Kollek apparaît de plus en plus déliquescent. Bridget est paumée depuis que les services sociaux lui ont enlevé la garde de son fils, à la suite de la mort, assez mystérieuse malgré d'incessantes visions en flashback, de son mari. D'une soirée d'Halloween un peu trop arrosée naîtra des pérégrinations rocambolesques mêlant un passé de braqueuse à la vicissitude d'une bande d'anciens marines portés sur le snuff movie, la voyant passer d'emplois officiels (caissière de supermarché) à d'autres occupations plus ou moins secrètes (strip-tease, trafic, mariage blanc) jusqu'à ce que la bonté divine lui fasse enfin voir la lumière et transforme le sable en coke. La mise en scène est pourtant cohérente avec le scénario : c'est souvent n'importe quoi. Reste la présence d'Anna Thomson, toujours très bien, parfois très drôle dans le catalogue des attitudes qu'elle trimballe le long de son périple, et de nombreux seconds rôles, déjà vu chez Kollek ou ailleurs, qui peuvent justifier le déplacement (Victor Argo est, en une scène, impayable). |