La Repentie,
de Laetitia Masson
sortie le 17.04.02
Les critique envers le nouveau film
de Laetitia Masson nous semblent pour le moins injustes. Sans doute
proviennent-elles en majorité de spectateurs attirés par
l'événement du retour de la Diva Adjani. Encouragés
par la promotion du film et les premières scènes ("Je
vous ai déjà vue, non ?"). La Repentie
n'est pas un film sur Isabelle Adjani. C'est un film sur une fille qui
se cherche. Contrepoint du deuxième long métrage de la
réalisatrice, A Vendre, sur la recherche d'une jeune fille.
Tout juste sortie de prison, Charlotte est prête à tout
pour s'inventer une nouvelle vie : spécialiste de la bagagerie
de luxe ou de la parfumerie, peut importe finalement. Elle finira par
se trouver en remplaçant une absente.
Si l'on peut trouver le film un peu long sur la fin, ou cette caméra
en mouvements souples mais incessants un rien irritante, on reste durablement
ébloui par la présence de l'actrice dans le rôle.
Echo à celles du Pornographe (Jérémie Rénier)
ou de Beau Travail (Denis Lavant), la séquence de danse
hynotique sur la promenade des Anglais mérite à elle seule
le dépacement. Ainsi que les longues scènes d'incompréhension,
de je-t'aime-moi-non-plus entre elle et Sami Frey, impressionnantes
de présence. La distribution au complet est d'ailleurs étonnante,
Samy Nacéri voyant dans ses yex passer l'ombre de Delon qui sera
plus tard prolongée par l'apparition mutique d'Ari Boulogne.
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