Jeunesse dorée, de Zaida Ghorab-Volta
sortie le 27.03.02

Gwen et Angela sont deux jeunes filles, habitantes d'une cité de Colombes. Un projet culturel (photographier à travers la France des "immeubles au milieu de nulle part") va leur permettre de laisser, pour quelques jours, la pesanteur de la cohabitation familiale, les ombres de la prison et de l'asile, tout leur quotidien derrière elles.
L'aspect inopiné de cet élément déclencheur (on les a vu acheter un appareil quelques scènes plus tôt) est symptomatique du film qui, assez maladroitement joué et dialogué, ne parvient pas à faire exister les personnages et confine ainsi au diaporama touristique. Toutes les séances de photographie, les rencontres passagères, ne paraissent pas suffisamment liées à la trame, plus convaincante, de l'évolution au jour le jour d'une amitié de l'adolescence. Si on laisse en effet l'aspect road movie pour celui du film picaresque, d'apprentissage de la vie adulte, avec ces scènes de questions, ces demi-confidences sur une sexualité frémissante (les filles nous sont explicitement présentées comme vierges), on s'approche bizarrement du voyage initiatique de La Vie ne me fait pas peur, de Noémie Lvovsky. surtout lorsque, pour la séquence finale, on prend le train à La Tour de Carol sur une musique de Brigitte Fontaine.

Grégoire.