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Distance, de Hirokazu Kore-Eda Le traumatisme initial et la manière d'en
faire son deuil est un thème en vogue dans le jeune cinéma
japonais, de Kyoshi Kurosawa à Aoyama Shinji. Ici, Kore-Eda, dont
on avait raté les pourtant très recommandés Maborosi
et After-Life nous place dans le souvenir, encore récent,
d'un attentat perpétré par quelques membres d'une secte
contre les réseaux d'eau potable de Tokyo. Quatre personnages,
vagues connaissances ne cherchant pas spécialement à resserrer
leurs liens, effectuent une randonnée dans la montagne pour rendre
hommage aux leurs, coupables s'étant suicidés après
leur acte. Après un vol (fort peu crédible, mais cela ne
nuit en rien à l'intérêt du récit) de leur
voiture et une rencontre avec un ancien adepte, revenu lui aussi sur les
lieux, ils se voient dans l'obligation de partager avec ce compagnon d'infortune
la cabane dans laquelle ce dernier et leurs proches fomentèrent
leur forfait. |