8 femmes, de François Ozon
sortie le 06.02.02

Bijou kitsch et toc, 8 Femmes n’existe que dans la référence, le second degré, l’affectation. Inspiré par une pièce policière dont le dénouement nous préoccupe bien peu, Ozon manipule devant nous ses actrices/poupées de cires avec une maniaque application, les laissant cabotiner et nous rappeler ce qu’elles ont été.
On retiendra surtout de l’exercice le fait que le collagène cause un tort certain à la beauté des femmes. Le film ne décolle et c’est normal que dans les passages chantés : Ludivine Sagnier en adolescente mutine, Isabelle Huppert ou Emmanuelle Béart savent nous ravir, et Fanny Ardant est magnifique en Gilda. Le plus beau moment du film demeure celui où la belle voix de Danielle Darrieux, revenue de Demy et Vecchiali, nous fredonne que, s’il n’y a pas d’amour heureux, les actrices ne meurent jamais.

Marie.