Le Singe (Maimal), de Aktan Abdykalykov
sortie le 23.01.02

L'argument de ce film kirghize nous rappelle celui du Merle Chanteur géorgien d'Iosseliani, puisqu'il s'agit ici aussi de suivre un jeune homme qui attend sa convocation pour partir au service militaire. Mais notre protagoniste, surnommé Le Singe par ses amis, est ici plus jeune et peu pressé, occupé qu'il est entre son travail de réfection des voies de chemin de fer, ses virées nocturnes et sa famille où il endosse - par intérim - le rôle du père, alcoolique.

La poste et la convocation prenant leur temps, on a le nôtre pour suivre, sans trop d'insistance, les nombreux personnages qui composent la population hétéroclite - et pas uniquement d'un point de vue racial - de cette bourgade perdue au milieu de montagnes qui, à peine discernables, forment pourtant de majestueux arrière-plans à certaines séquences. Toutes ces intrigues à peine esquissées, sur l'affirmation de soi et l'éveil à la sexualité (coucher avec une fille avant de partir, la jolie russe blonde de préférence) finisse pourtant par nous lasser un peu, faute d'identification ou de repères. Persisteront quelques plans, tels ces gaz d'échappement tourbillonnant dans la nuit.

Grégoire.