L'Ascenseur, niveau 2, de Dick Maas
sorite le 23.01.02

Le samedi après-midi semblait pourtant un moment idéal pour savourer ce film catastropho-fantastique que seule la présence au générique de Naomi Watts (la blonde de Mullholland Dr.) semblait avoir sauvé des oubliettes des vidéoclubs. Grand mal nous en prit, puisque propulsé doyen ou presque de la salle comme trustée par les évadés d'un centre aéré, il nous fut difficile de percevoir les subtilités du scénario au milieu des bourrasques de pop-corn.

Sorte de Die Hard vs Shining, L'Ascenseur (Down en vo) mélange allègrement les références et plaisanteries à base cinéphile pour combler les vides que l'explication scénaristique, torchée en dix minutes, laisse vacants. Les séquences d'angoisse se voient longuement préparées par la mise en scène très explicative et les bandes annonces qui reprenaient quasiment intégralement deux d'entre elles. Malgré toutes ces cordes destinées à faire frémir le public, l'objet devient curieusement sympathique lorsqu'à la fin, il dépasse sans retour possible les limites du crédible et se laisse aller.

Grégoire.