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Time & Tide, de Tsui Hark
sortie le 12.12.01
S'il est revenu déçu de son
excursion hollywoodienne, Tsui Hark n'a sans doute pas tout perdu dans
l'affaire : la distribution, relativement bien appuyée par la Columbia
malgré une sortie retardée, est plus confortable que celle
qu'il aurait sans doute reçu auparavant, malgré la mode
qui entoure le cinéma asiatique, et notamment celui d'action.
Le premier abord du film est confus, beaucoup moins lisible dans sa mise
en place que The Mission (Johnnie To, sorti cet été
et dont réapparaît ici l'un des hommes de main) ou que son
chef d'uvre The Blade. Mais on retrouve rapidement ce montage
si précis et haché qui , à l'aide de micro-plans
sur lesquels on souhaiterait parfois pouvoir s'arrêter, réussit
à faire sens, narratif et esthétique.
Les séquences-chocs s'enchaînent comme des visions de rêve
(l'épisode sud-américain), naviguant des sous-sols d'un
parking aux cintres d'une salle de concert survoltée au point de
prendre l'explosion d'une grenade pour une nouvelle prouesse pyrotechnique.
On peut juger décevant ce scénario compliqué s'achevant
sans surprise sur un accouchement mouvementé, mais pour peu que
l'on soit sensible à la virtuosité (et à l'esbroufe),
le plaisir est au rendez-vous.
Grégoire.
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