Tanguy, de Etienne Chatilliez
sortie le 21.11.01

Parce qu'il s'appuie sur une situation assez connue et un couple (l'épatant Dussolier, l'exaspérante Azéma) qui a fait ses preuves, Chatilliez remplit assez facilement le volet comédie de son contrat. Si l'on excepte en effet l'usage de running-gags à connotations gastro-entérologiques ou promiscuitaires, l'observation du machiavélisme sadique mis en œuvre par ce couple dépassé sur tous les fronts générationnels procure par flashs une jubilation certaine.

Pourtant, la platitude avec laquelle est filmée ce conflit familial ne nous encourage pas à prendre parti, rendant chacun des protagonistes tout à tour attachant et ridicule. Ceci d'autant plus que le scénario insiste bien sur fait que tout cela ne concerne qu'un élite riche, fréquentant les stars, dont le travail s'apparente plus à de l'exploitation (le bureau dans lequel Monsieur déambule fourmille d'activité alors que Madame revend à des riches encore plus idiots de vraie-fausses poignées Louis XIV made in conforama) et qui entretiennent un rejeton semi-oisif qui gagne pourtant des mille et des cent sur le dos des contribuables.
Peu importe, du coup, comment se résout l'intrigue : on a bien ri, sur le dos de ces incapables. Flotte néanmoins quelque relent de poisson pourri.

Grégoire.