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Monde de Nemo (Finding Nemo), de Andrew Stanton & Lee
Unkrich
Sortie le 26.11.03 Une des difficultés des films d'animation grand public est leur positionnement sur le marché. Car si ils étaient à l'origine conçus pour les enfants, la tendance est à l'élargissement du public aux adolescent et aux jeunes adultes. Par exemple, les productions de Miyazaki pour les studios Gibli combinent assez bien une thématique adulte avec un scénario compréhensible aux enfants. Monstres et Compagnie, le précédent film des studio Pixar, proposait le cheminement inverse, et à partir du monde des rêves et de monstres aptes à captiver le bambin, proposait de nombreuses références et grilles de lecture qui intéressaient les spectateurs plus âgés. C'est loin d'être le cas de ce Finding Nemo. Bien que poisson-clown, Marlin est un papa-poule car son fils Nemo est issu d'un drame originel : la disparition brutale de sa compagne et toute leur famille en devenir. Du coup, le premier jour d'école de Nemo est un déchirement pour Marlin, d'autant plus que l'instituteur emmène les enfants près du large, à la limite de la barrière de corail. Bravache, Nemo désobéit, s'éloigne et se fait capturer par un humain. Toute la suite du film sera la stricte alternance des efforts de Marlin pour rejoindre son enfant, et de ceux de Nemo et ses nouveaux amis de l'aquarium pour s'en échapper. Les péripéties ont beau être parfois amusantes, comme les réunions secrètes de requins végétariens, de la monotone alternance des deux points de vue émerge l'ennui. Le rythme du film est trop lâche et l'exposé complet de tous les dangers des océans se révèle, en l'absence d'intrigue secondaire, très fastidieux. L'aspect visuel, toujours très soigné, ne suffit pas à maintenir notre attention. |