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enfants chéris, de Benoît Cohen Film destiné à faire oublier leur condition aux trentenaires célibataires restés à Paris en ce début d'été, la comédie de Benoît Cohen échoue par une trop forte systématisation comique. Martin, un jeune père, devait passer ses vacances au calme avec sa famille et quelques amis. Mais celles-ci prennent un drôle de tour quand Constance, son ex, débarque avec armes et bagages (respectivement deux gamins et un mari beauf à souhait). La grande maison devient vite une cour de récréation où ces jeunes adultes, incapables de se maîtriser longtemps, alternent règlements de compte avec crises de fou rire. Sans doute pour des raisons budgétaires, Benoît Cohen a utilisé la vidéo numérique qui a l'avantage de souligner l'aspect "film de copains". Ce ne serait qu'un moindre mal si, outre les couleurs froides et les contours approximatifs, il n'en profitait pas pour utiliser les facilités de traitement d'image afférentes. Rendre le ciel plus bleu et l'herbe aussi éclatante que dans le générique (qui ressemble à celui d'une émission télévisée d'été) devient bien trop tentant, et on n'évite que de très peu l'imagerie à la Amélie Poulain. On ne peut que reprocher cette dualité entre une outrance (de l'image, ou du personnage de Romane Bohringer) et la justesse de quelques acteurs (le couple Laurence Côte et Mathieu Demy en tête), car le film, à force d'osciller entre ces deux extrêmes, finit par tomber. Et du mauvais côté. |