|
Un Homme un vrai,
de Arnaud & Jean-Marie Larrieu
sortie le 28.05.03 Du premier véritable long métrages frères Larrieu, dont on avait précédemment remarqué La Brèche de Roland (un drame familial et montagnard), on dira en préambule que c'est une comédie réussie, ce qui par les temps qui courent ne manquera pas de susciter l'étonnement. Mais quand on ajoutera que c'est aussi, et tout à la fois, une comédie musicale, un documentaire animalier, un court métrage auto-produit, une commande industrielle, on craint d'être un petit peu perdu. C'est pourtant d'une simplicité sans faille. Soit : deux hommes (dont une femme), trois époques, trois lieux (Paris, Ibiza, et des Pyrénées où l'on baragouine assez mal l'anglais). Boris en biche pour Marilyne, qui l'invite à l'improviste pour lui faire déguster un gaspacho aphrodisiaque. Ils ont deux enfants, mais ne supportent plus leurs rôles alors qu'il va la quitter, elle disparaît. Pour mieux se recroiser, ailleurs, plus tard. Au rythme des compositions de Philippe Katerine (crooner déjanté que les cinéphiles connaissaient déjà pour ses participations aux deux derniers courts-métrages de Thierry Jousse) qui habitent les comédiens jusque sur le plateau, c'est un marabout-d'ficelle poétique qui s'offre a nos yeux, une sorte de rêverie douce (comme on parle de folie douce) portée par deux superbes acteurs : Hélène Fillières, toujours impeccablement belle et Mathieu Amalric, qui d'une caricature de lui-même se métamorphose jusqu'à ressembler à un Nanni Moretti montagnard. |