L'Amour sans préavis (Two Weeks Notice), de Marc Lawrence
sortie le 19.02.03

Hugh Grant a déplacé pour les besoins de ce film son sourire et ses yeux bleus de Londres à New-York. Comme c'est à la demande de Sandra Bullock - qui le produit - on peut difficilement l'en blâmer. Malheureusement, la réalisation a été confiée à un scénariste, et une fois mis de côté les stéréotypes (éléments essentiels de la comédie romantique actuelle, mais particulièrement insistants ici), il ne reste qu'à contempler l'indigence de la mise en scène.

C'est particulièrement le cas dans les scènes de tête-à-tête, qui sont le coeur du genre. Sentant sans doute leur importance, Monsieur Lawrence multiplie les cadrages bizarres, qu'il coupe sans raison apparente et les enchaîne au mépris des usages du champ-contrechamp, posant par là une question non résolue ("Mais pourquoi ?") au spectateur qui, devant ce film écrit d'avance, irait presque jusqu'à l'en remercier.

Grégoire Dubost.