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Les Aventures de Mister Deeds
(Mr Deeds), de Steven Brill
Punch-Drunk Love, de Paul Thomas Anderson sorties les 08 et 22.01.03 Adam Sandler est, semble-t-il, le nouveau comedian (acteur comique) à la mode outre-Atlantique. L'il luisant, le cheveux ras et la bouche entrouverte, il correspond parfaitement aux rôles de gentils benêts que les réalisateurs lui offrent : pour preuve ces deux films sortis au mois de janvier. Déjà qualifié de culte sur la foi de ses deux premiers films, Paul Thomas Anderson risque de ne pas retoucher terre de sitôt, son Punch-Drunk Love ayant reçu le prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes. Nous mettrons ce manque patent de discernement sur un travail de lobbying de la délégation américaine, pas vraiment à la fête sur la Croisette depuis quelques années. Mise en scène ? Où çà ? serait-on tenté de répondre. Ces plans désordonnés s'entrechoquant au son d'une assourdissante musique omniprésente, ne se calmant que pour laisser la place qu'à des cadres banals (au mieux) ou à de terribles images de guimauve dégoulinante ? La seule réussite de ce film se situe dans la douloureuse vengeance de P.T. Anderson, qui à l'instar de son héros a sans doute trop souffert de ses surs sur son public (c'est nous) qui, franchement, ne le méritait pas. Tant qu'à voir un festival de niaiseries, autant se pencher sur les Aventures de Mister Deeds. Remake d'une comédie de Capra, on est ici dans l'assumé. Le scénario ne fait pas l'ombre d'un pli. Un gentil gars de Ploucville hérite d'un immense empire médiatique. Très nature, il découvre New-York, la ville, les hypocrisies, les manuvres de ses conseillers qui ne rêvent que de mettre la main sur la société et celles des journalistes bien décidé à en faire leur tête de turc. L'aspect thriller économique est rapidement traité, et l'on privilégie les aspects comédie et romantique (Winona Ryder est toujours aussi belle). Honnête. |