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Mauvais Piège
(Trapped) , de Luis Mandoki
sortie le 15.01.03
Soit d'un côté une gentille petite
famille : un papa riche et célèbre, une maman riche et célèbre,
une petite fille riche et asthmatique (incident déjà exploité
dans le Panic Room de David "Fight Club" Fincher).
Soient de l'autre les leaders mondiaux du kidnapping, méthode artisanale
testée et approuvée depuis deux ans par quatre autres riches
petites familles.
Pas trop de problème d'identification aux personnages, donc, d'autant
plus que les méchants se révèlent diversement tarés
(un obsédé, un demeuré, une junkie), et l'on ne s'étonne
pas que des journées de travail à 250 000 dollars finissent
par leur faire perdre la tête. Joe (Kevin Bacon) qui se croyait
malin se trouve désormais génial, prétend réussir
le kidnapping parfait, et en profite pour mélanger bizness et affaires
personnelles. Mais à mettre ses deux oeufs dans le même panier,
il risque fort de se les voir coupés !
Car on sous-estime toujours la perversité des parents riches. Regardez
Charlize Theron qui préfère se glisser un scalpel dans la
raie des fesses (qu'elle a fort jolie au demeurant) que de remercier à
genoux son tortionnaire d'un soir. Où son docteur de mari, décidé
à se prendre pour James Bond, au mépris des évidences
et des règles de la circulation, mettant ainsi en danger la vie
d'honnêtes et innocents conducteurs ! Car, chacun le sait et le
film se fait fort de nous le rappeler, les riches ont tous les droits,
ils sont plus intelligents et donc finissent toujours par s'en sortir.
Après un flash-back monochro-solarisé en constant mouvement,
le spectateur pensait aussi que le pire était derrière lui.
Certes la caméra ne cesse de faire des allers-retours injustifiés,
de s'attarder sur tous les miroirs d'une maison qui en comporte beaucoup
(Madame est décoratrice d'intérieur), mais on croit quelques
instants, avant que, la musique aidant, on ne perçoive l'imminence
du feu d'artifice final, à un dénouement plutôt sobre.
Luis Mandoki nous rappelle heureusement les réalités du
cinéma d'action américain !
Grégoire
Dubost.
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