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Astérix et Obélix
: Mission Cléopatre, de Alain Chabat
Le première impression donnée par
la bande annonce - c'était d'ailleurs encore seulement un teaser
d'une trentaine de seconde - de la prochaine adaptation de la bande dessinée
best-seller est un arrière-goût persistant de vide, de toc.
Au-delà du clinquant de la distribution et des reconstitutions
fastueuses, seules les mimiques exacerbées semblent compter. C'est
sans doute çà, "l'esprit BD" revendiqué
: un ensemble de caricatures en deux dimensions.
Si vous avez l'occasion de visionner avec attention et en boucle les diverses
bandes promotionnelles du film - par exemple (purement fortuit) dans un
restaurant tellement voué à cette cause qu'on ne sait plus
si l'on achète un sandwich ou un ticket pour l'avant première
- vous vous rendrez compte que cette impression est fondée au plus
haut point. Les personnages paraissent comme placés devant un élément
de décor, lui même se démarquant tout juste de la
toile peinte à l'arrière. Rarement, vous apercevrez une
autre silhouette dans le champ. Pire, les gros plans - fort nombreux,
puisqu'il faut nous faire apprécier les grimaces - se découpent
tous sur fond monochrome qui semble virtuel.
Finalement, ce sont, pour une fois, les personnages qui ont le dernier
mot : dans cette B.A, du point de vue du cinéma, "Il ne s'est
rien passé.".
Grégoire.
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